Festival de Jihlava !!

Publié le par Cesky

Pour tous ceux que les films documentaires intéressent, une seule destination cette semaine : la ville de Jihlava, à mi-chemin entre Prague et Brno. C'est à Jihlava que se tient chaque année un des plus importants rendez-vous du genre dans la région. Et cette année, le festival fête son dixième anniversaire.
 
« Nous avons créé ce festival pour que les documentaires soient à nouveau projetés sur grand écran. Dix ans après, la place du documentaire dans la vie culturelle tchèque s'est nettement améliorée et je crois que nous y avons un peu contribué ».
Ces mots sont ceux de Marek Hovorka, le jeune directeur du festival de Jihlava, qui peut en effet s'estimer satisfait d'avoir réussi à faire de cette petite ville perdue au centre du pays le lieu d'un événement culturel national et même régional. Parce que finalement, Jihlava n'était pas une destination très prisée par les touristes et visiteurs de passage.
En fait, Jihlava (Iglau en allemand) était surtout connue pour être la ville de naissance du compositeur Gustav Mahler et aussi pour son affreux centre commercial, construit pendant la « normalisation » dans un style caractéristique qui défigure littéralement la jolie place principale de la ville.
Cet édifice et l'histoire de sa construction sont d'ailleurs le sujet d'un des 1200 documentaires projetés dans le cadre de cette dixième édition du festival, qui a commencé mardi et s'achèvera dimanche prochain.
18 films seront projetés cette semaine en première mondiale. Parmi les principaux invités figurent le portugais Manoel de Oliveira, le Philipin Khavn et le Mexicain Nicolas Echevaria, avec en prime une retrospective de leurs oeuvres principales.
« On ne s'est jamais mieux porté » (Nikdy nebylo lip) : c'est le slogan du festival pour son dixième anniversaire. Une manière pour les organisateurs de souligner que, dix-sept ans après la révolution de velours, la société tchèque se porte bien, malgré la tentation du consumérisme à outrance après un demi-siècle de communisme totalitaire. Un consumérisme effréné objet du documentaire tchèque le plus remarqué de ces dernières années, Cesky sen (Le rêve tchèque), réalisé par deux jeunes étudiants fraîchement sortis de la Famu, l'école de cinéma de Prague qui est, avec le Festival de Jihlava, une des meilleures garanties pour l'avenir du film documentaire dans le pays.
Pour le programme complet du festival: www.dokument-festival.cz.
 
source/ radio.cz
 

Publié dans *Brêves*

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